26 octobre 2010 par Section de Genève

Monday, October 25, 2010 12:38 PM
Communiqué de la Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste

Le Parti Socialiste se mobilise contre la réforme des retraites

Les Français à l’étranger se joignent au mouvement!

Le 13 octobre, le Sénat a adopté contre l’avis du Gouvernement un amendement déposé par les Sénateurs PS des Français de l’étranger Monique Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage et Richard Yung, prévoyant que les Français établis hors de France seraient inclus dans le dispositif consistant à dispenser une information sur la retraite. Les assurés sociaux résidant à l’étranger pourront ainsi à partir de 45 ans, puis tous les 5 ans, solliciter auprès de leur caisse de retraite un entretien sur les droits qu’ils se sont constitués dans les régimes légaux de retraites français.

L’avenir des retraites concerne tous les Français, en France comme à l’étranger. En effet, selon la reconstitution de sa carrière, un Français établi à l’étranger peut dépendre du système français de retraites. La loi de finance de la sécurité sociale de 2010 prévoit que le prix du rachat des trimestres passés à l’étranger sera multiplié par 4 à compter du 1er janvier 2011. La retraite peut subir une décote de 20%, voire plus, si aucune action n’est entreprise individuellement avant le 31décembre 2011.

La situation des conjoints est encore plus grave : carrières interrompues, activité locale impossible et retraites tronquées. C’est le montant des pensions de réversion qui est en jeu.

Voilà pourquoi les Français à l’étranger se mobilisent tant ce qui se joue en ce moment peut avoir une incidence importante sur leurs futures pensions.

Une autre réforme que celle de la droite, qui prenne en compte la situation de tous les Français, en France et à l’étranger, est possible.

La force et l’ampleur croissante de la mobilisation dans notre pays peuvent encore faire reculer le Gouvernement en dépit du vote du Parlement prévu le mercredi 27 octobre.

La réforme Sarkozy-Woerth est profondément injuste et ne garantit ni le financement du système par répartition ni le pouvoir d’achat des retraités.

Les mesures du Gouvernement vont :

· Transformer les jeunes retraités en vieux chômeurs, en obligeant les seniors à cotiser plus longtemps et contraindre les femmes qui ont eu des carrières fractionnées à partir à 67 ans ;

· Entraîner une baisse du niveau des pensions, comme après les précédentes réformes de la droite ;

· Exclure la prise en compte de la pénibilité, qui ne saurait être confondue avec l’invalidité ;

· Faire porter plus de 90 % des nouveaux efforts sur les seuls salariés et rien ou presque sur les revenus du capital ;

· Piller le fonds de réserve des retraites pour maquiller les déficits en vue des échéances  2012 sans régler durablement la question du financement.

Le Parti Socialiste propose :

1. Le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans, la protection pour les salariés ayant commencé à travailler le plus tôt et la liberté de choix pour tous ;

2. Une juste prise en compte de la pénibilité, sur base de l’espérance de vie liée aux parcours professionnels ;

3. Le financement des retraites du premier au dernier Euro par des efforts partagés : les revenus du capital et les banques doivent aussi contribuer à l’effort de solidarité ;

4. La reconnaissance par des mesures démographiques de l’allongement de la durée de la vie ;

5. Un fonds de réserve des retraites garanti pour amortir les chocs démographiques et économiques.

Dans les pays du monde où une expression sur la voie publique est possible selon la législation du pays d’accueil, sans risque physique et où cette démarche peut être comprise par les résidents,

la Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste appelle les Français à manifester leur opposition à la réforme Sarkozy-Woerth lors de la journée d’action nationale du jeudi 28 octobre devant les Ambassades ou Consulats de France.

Mobilisons-nous pour une réforme juste, qui préserve nos retraites et celles de nos enfants !

Fédération des Français à l’Etranger : 00 33 1 45 56 77 82

www.ffe-ps.org

Retrouvez toutes les propositions du PS sur les retraites à www.parti-socialiste.fr

La Parole aux militants

1 février 2008 par Section de Genève

Sur l’Europe, je doute, je doute… 

Comme je lis tous les matins tous les mails de la FFE sur le sujet, je commence à être assez bien au courant. Et pourtant, je n’arrive pas vraiment à me faire une opinion.

Ce dont je ne doute pas, c’est qu’il faut être présent à Versailles. Contrairement à ce qu’ont préconisé François Hollande et Jean-Marc Hérault. Car ne pas aller à Versailles, c’est de la démagogie. C’est faire croire au peuple qu’on s’abstient sur le choix d’un référendum pour éviter de soutenir Nicolas Sarkozy. Alors que, à Versailles, les absents n’étant pas comptabilisés comme votants, ils font précisément le jeu de Sarkozy. Puisque si la majorité des trois cinquièmes des présents votaient NON, Sarkozy serait obligé de faire un référendum. Or si tous le socialistes étaient présents et votaient NON, avec le reste de la gauche, il ne manquerait que 8 voix. Or, comme il y a déjà 15 gaullistes qui voteront NON, le compte y est. Si tous les socialistes venaient à Versailles et votaient NON, nous aurions un nouveau référendum. Ce qui rendrait justice à la démocratie. Ne pas aller à Versailles, c’est refuser la possibilité d’un nouveau référendum !

Il est évident que les élites socialistes (à part Mélanchon et Emmanuelli) craignent que le peuple ne rejette à nouveau le traité européen, qui est selon tous les experts, à très peu près le même que l’ancien déjà rejeté par le peuple. Ségolène Royal, n’étant pas députée et ayant donc la chance (en quelque sorte) de ne pas avoir à se prononcer à Versailles, prend de la hauteur, disant ne pas vouloir s’empêtrer dans des querelles d’appareil « pour ou contre Versailles ».Elle dit que l’Europe est de toutes façons importante à créer, quel que soit le traité proposé, de façon en particulier à lutter contre les délocalisations. Elle dit aussi que l’Europe sociale est à organiser avec les députés européens à Strasbourg, et à Bruxelles, en y travaillant par la suite.

 Là s’arrêtent mes connaissances. Dit-elle vrai ? Ou bien, est-ce  une explication d’énarque coupée du peuple ? Le fait qu’elle insiste à parler, faussement, de « petit » traité, n’est pas en sa faveur. Mais c’est là un argument un peu faible, je vous l’avoue. Si elle avait été élue, elle aurait proposé un tout autre traité à voter en référendum. Un traité plus social, qui aurait eu beaucoup plus de chance d’être approuvé par le peuple. 

Ici le problème est : faut-il faire confiance aux experts qui nous disent qu’il vaut mieux voter un mauvais traité que de n’en pas avoir du tout pendant trop longtemps ? Ou bien, faut-il faire confiance à ceux qui nous disent que ce traité ne fera qu’accélérer les dégâts de la mondialisation libérale ?

 Je ne suis pas capable de lire ce traité en le comprenant vraiment.Je le sais.Les mails de la FFE sont partagés, de chaque côté aussi péremptoires. Donc, je doute, je doute. Faut-il faire confiance aux spécialistes ? Et, surtout auxquels ? Claire Sagnières

La Parole aux militants

9 janvier 2008 par Section de Genève

Il faut réformer la société. 

« Il faut réformer la société », formule étrange, répétée à satiété ces derniers temps, par les politiciens de droite comme de gauche. « Réformer la société », qu’est-ce que cela signifie ? On comprend « réformer une loi », ou bien « une structure sociale comme un parti par exemple ». Mais la société, autant dire « réformer le peuple ». C’est-à-dire décider d’en haut qu’il doit être modifié, car son évolution naturelle n’est pas bonne. Dans la bouche des politiciens de droite comme de gauche cela signifie rendre la société, le peuple, plus moderne, plus apte à accepter des changements qu’il ne désire pas, ou qu’il est trop stupide pour comprendre tout seul. Quel changement ? Presque toujours une évolution qualifiée d’ « inévitable », vers une mondialisation à l’usage essentiellement des grandes fortunes mondiales.

 « Il faut réformer la société » : cette formule m’a choquée dans la bouche des élites du PS et même récemment dans celle de Ségolène Royal dans l’émission d’Arlette Chabot. Car elle est le symbole de l’éloignement du peuple et des élites socialistes, celles-ci ayant la prétention de vouloir réformer celui-là. 

« Le parti est inaudible », « c’est un cadavre » formules répétées avec délectation par tous les médias et les politiciens de droite.Il est vrai que cet automne, on l’a peut entendu le PS. Mais n’était-ce pas parce qu’il avait si peu à dire pour contrecarrer Sarkozy ? Je pose la question. 

A part sur le paquet fiscal où le cadeau fait aux seuls riches a été bien et suffisamment dénoncé, où était le PS lors des nombreuses luttes sociales de cet automne ? 

Sur la lutte des cheminots, il n’a pas pris position si ce n’est pour répéter, comme la droite, que le passage aux quarante annuités pour tous était « inévitable », et qu’il aurait fait de même avec des aménagements. Aucun soutien aux travailleurs en grève. C’est étrange pour les enfants de Jaurès, non ? Qu’en ont pensé les cheminots et les gaziers en question ? Le parti socialiste aurait pu au moins se démarquer en demandant que soit remis en cause aussi le symbolique régime spécial des parlementaires. Rien du tout. 

Sur la lutte des étudiants. Le PS n’a pas pris parti. Aucun de ses dirigeants n’est  allé sur les campus soutenir les étudiants, même lorsque ceux-ci se faisaient méchamment attaquer par les CRS. D’ailleurs les élites du PS sont d’accord avec la loi Pécresse, car  « il faut réformer la société », disent-ils. Ils sont seulement en désaccord sur les moyens. Les étudiants eux, qui sont en désaccord sur le fond, qu’en ont-ils pensé ? 

La lutte des avocats contre la fermeture des tribunaux de proximité est-elle vraiment soutenue par le PS ? Voit-on des élites parisiennes dans les manifestations en Province ou même à Paris ? Non ! De toutes façon, il faut réformer le tissu judiciaire pour être moderne, disent-ils, étant par là en désaccord complet avec les concernés.  Que croyez-vous que les avocats pensent du PS ? 

Les mal-logés de la rue de la Banque ? Rebelote. Jusqu’à l’interpellation de Josiane Balasco .«Mais où est le PS ? » Alors François Hollande a daigné se déplacer, presque en catimini. 

La crise à Villiers-le-Bel ? On a certes entendu des cris d’offrais contre le fait de tirer contre des policiers, et le rappel du manque de la police de proximité (certes juste mais mille fois raillé dite sous cette forme par Sarkozy). Peu de discours empathique sur le décès fort suspect des deux jeunes déjà passé aux oubliettes ni de dénonciation du recours à la pratique de la délation anonyme et payée. 

Enfin les élites du PS ont vite voté pour le soi-disant mini-traité européen, qui est en fait un maxi-traité quasiment identique à celui refusé par référendum. Pourquoi ? Parce que ces élites ont tout simplement peur que le peuple le refuse à nouveau ce traité que presque tous les peuples européens d’ailleurs refuserait si on le leur demandait, d’après des sondages. 

Il est vrai que le PS a vocation à être un parti de gouvernement et pas un parti de contestation. Mais ce n’est pas une raison pour que ses dirigeants soit à ce point coupé du peuple. Il devient inaudible car ceux-ci n’ont peut-être actuellement rien de plus à proposer que ce que fait Sarkozy, ce qui serait le comble ! 

Claire Sagnières.

AG des eurosocialistes

14 novembre 2007 par Section de Genève

Chers Camarades,

 La section de Genève a le plaisir de vous convier à l’AG des eurosocialistes de Genève qui sera suivie d’une conférence débat. Elle se tiendra le samedi 17 novembre à la salle Gandhi de la maison des associations dès 14h.

 Vous trouverez ci-dessous le programme plus complet de l’après midi.

Affiche PSE  -  programme
 

Elections Fédérales en Suisse

24 octobre 2007 par Section de Genève

Le scrutin des législatives suisses d’hier traduit à la fois un profond malaise et une révolution dans la classe politique de l’Helvétie. Comme disait Hamlet, « il y a quelque chose de pourri dans ce royaume ». En l’espèce, le royaume est ici celui de la démocratie directe, où la droite populiste représentée par le parti de l’UDC (Union Démocratique du Centre) notoirement connu pour ses relents xénophobes et dont le représentant emblématique est Christoph Blocher le Conseiller Fédéral de la Justice et de la Police (et ex-PDG milliardaire d’EMS Chemie, une grande firme chimique suisse), a non seulement gagné le scrutin en creusant l’écart avec les autres partis (en voix et en sièges) avec 28% des suffrages mais également obtenu le plus gros contingent de députés (au Conseil national (l’équivalent de l’Assemblée Nationale) depuis les 63 radicaux (droite libérale) de la chambre de 1919. Cela constitue un sérieux coup de barre à droite du Parlement même si les résultats portent peu à conséquence sur la composition du Conseil Fédéral ; ce dernier constituant le gouvernement de la Confédération Helvétique formé de 7 membres, élus ou réélus (le même jour mais l’un après l’autre) pour un mandat de 4 ans renouvelable par l’Assemblée fédérale. Quant à sa composition politique, elle relève de ce que l’on appelle ici « la formule magique », à savoir 2 socialistes (depuis 1959), 1 PDC (Démocrate-chrétien), 2 radicaux et 2 UDC.

Pour paraphraser le grand journal romand Le Temps, jamais un parti n’a aussi clairement pris le leadership politique dans le pays. Or, ce résultat a été obtenu dans un climat politique des plus malsains : les fameuses affiches représentant des moutons blancs qui écartent manu militari du sol suisse (immortalisé par la croix blanche) un mouton noir. La diatribe populiste contre les étrangers et notamment les requérants d’asile ou la communauté musulmane (les discours d’Oscar Freysinger, conseiller national UDC-Valais) a malgré tout fonctionné dans un pays qui, rappelons-le, connaît une situation économique plutôt florissante et du quasi plein-emploi (le taux de chômage n’est que de 2.8).

A l’inverse, la principale formation de gauche en Suisse, le Parti Socialiste, a connu un fort recul par rapport aux dernières élections en 2003. Les socialistes se voient ainsi privés de neuf sièges et passent sous la barre des 20% (-4,2%), alors que les Verts n’obtiennent que 5 sièges supplémentaires et, avec une progression de 2,1%, atteignent le score de 9,5% à l’échelle suisse. D’un point de vue symbolique, il s’agit pour le PS non seulement de sa première défaite depuis 1987, mais également la perte de sa suprématie dans les villes helvétiques. En terme de suffrages, le parti socialiste a, par exemple, perdu plus de 6% dans les cantons de Zurich, Berne, Bâle-Ville et Genève. Ce recul profite surtout aux Verts et à l’UDC. A l’évidence, le résultat décevant des socialistes suisses pose évidemment la question du leadership du parti mené par Hans-Jürg Fehr qui devrait céder les rênes du parti d’ici le 12 décembre, date de l’élection du Conseil Fédéral. Or, l’opposition entre les ailes syndicaliste et moderniste augure de débats particulièrement explosives au pays de la « vertu consensuelle ».

Badr Zerhdoud,
Secrétaire de la section PS de Genève.

Lettre de rentrée

26 septembre 2007 par Section de Genève

Chers Camarades, 

La section Genève du PS effectue sa rentrée en ce mercredi 26 septembre. Après une période estivale dominée par l’hyper-présence de notre nouveau président, l’heure est venue pour les socialistes de se rassembler. Face à un exécutif toujours plus omnipotent, nous, socialistes, avons le devoir de proposer un réel projet d’opposition et de préparer le projet socialiste de l’avenir.  

En seulement cinq mois d’exercice, Nicolas Sarkozy a montré toute sa détermination à mettre en œuvre une politique de « démantèlement » de notre modèle social en faisant fi des règles économiques les plus basiques, notamment via le cadeau fiscal octroyé aux plus nantis de nos concitoyens, au mépris du bon sens. Cette politique destructrice montre d’ailleurs aujourd’hui toutes ses limites. En effet, l’Europe commence très sérieusement à s’agacer des errances du budget français. Une « recommandation politique », dénomination diplomatique pour qualifier un rappel à l’ordre, devrait être adressée à l’Elysée dans les prochains jours par Bruxelles (Le Monde du 25/09/2007). Le monde commence à découvrir le vrai visage de M. Sarkozy : en somme, c’est le début du désenchantement. Nous devons donc saisir l’opportunité qui nous est donnée en préparant dès maintenant notre projet alternatif au service des français, et notamment des plus fragiles.   

Face à l’échec du président Sarkozy à penser une politique tant économique que sociale aussi bien durable que viable, il nous revient donc la tâche de proposer aux français une autre voix, une autre vision, d’autres options. Cela commencera dès cette année avec les élections municipales ainsi que sénatoriales. Ces dernières nous intéressent tout particulièrement étant donné  que 4 sénateurs seront investis pour représenter les français de l’étranger au palais du Luxembourg. Cette rentrée, placée sous le signe de la réflexion et du projet, s’annonce d’ores et déjà comme l’une des plus importantes pour notre parti. Gage à nous, militants socialistes, de tout mettre en œuvre pour permettre à la gauche de figurer honorablement sur la scène politique française. Car la victoire de 2012 se prépare dès maintenant, sur le terrain des idées… 

Badr Zerhdoud, Secrétaire de section.
Martin Lagane, Responsable de la communication.

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La parole aux militants

11 mai 2007 par Section de Genève

Bien qu’on pouvait s’attendre à une défaite, j’espérais quand même une victoire, les derniers sondages laissaient pourtant peu d’espoir et voilà ! Je m’astreins à écrire ce qui suit pour essayer de sortir de ma tristesse et de mon accablement.

Dans le mois qui vient, c’est dans ses rangs que le PS trouvera ses ennemis les plus féroces. C’est dans les familles et les guerres civiles qu’ont lieu les violences les plus destructrices. N’ajoutons pas à la défaite l’autodestruction. Ceci étant dit:

Je fais parti de ceux qui pensent que Ségolène Royal a fait un score honorable. Je fais parti de ceux qui pensent qu’elle doit conserver un rôle de premier plan dans la démarche de rénovation qu’elle a engagé et que le parti doit poursuivre.

En dépit de leurs compétences éminentes et de leur ancienneté Laurent Fabius et DSK, à tort ou à raison, font figure de gens du passé. Ils ne rénoveront pas le parti. J’attends d’eux qu’ils usent de leurs savoirs et de leurs sagesse pour accompagner cette rénovation et non pour qu’ils en prennent la tête. J’aimerai que ce soit possible. J’ai regretté que Ségolène Royal ne les ai pas sollicité davantage durant la campagne. Il est probable qu’elle a eu de bonnes raisons de ne pas le faire. L’urgence de la situation commande, comme le demande François Hollande, qu’on mette les rancoeurs au placard.

J’ai suivi cette campagne en lisant Le Monde, le Canard enchaîné (ainsi que les journaux suisses) et en écoutant la radio. Malgré les efforts qui ont été fait par le parti ce n’est pas dans ses publications que j’ai trouvé des arguments pour répondre avec suffisamment d’assurance à la propagande UMP. Je ne cherchais donc pas à savoir pour qui voter, mais plutôt à être capable de tenir tête aux assauts des Sarkosistes… et aussi à ceux de l’extrême gauche. Peut-être qu’une publication qui s’adresse à des gens a-priori convaincu n’adopte pas assez le point de vue de l’adversaire pour le
démonter et donner au militant des éléments pour argumenter. Je ne voudrais surtout pas blesser ceux qui ont contribué à l’Hebdo. Je m’en veux de ne pas l’avoir assez potassé. Peut-être aurions nous dû le faire dans la section.

Je n’ai acquis l’assurance de celui qui peut amener la contradiction qu’après le débat qui a opposé Ségolène Royal à Sarkozy. C’était pour moi trop tard ! Après le débat j’ai été stupéfait par la désinformation systématique, le parti pris, la malveillance permanente de la plupart des journaux et des journalistes de la radio. Ceci étant, l’argumentaire de droite simpliste est apparu plus  convaincant que celui du PS trop subtil, trop nuancé. La droite sait vendre sa camelote, nous non, et c’est dommage ! Les journalistes ont ensuite beau jeu de tronquer, de ne pas vouloir comprendre ou entendre et ainsi de déclarer le programme du PS flou. Ce qu’il n’est pas. En attendant il n’est pas passé.

Je pense donc qu’il y a un effort considérable à faire, non pour changer de programme (!) mais pour rendre celui-ci capable de paraître aux yeux des électeurs aussi simple et évident que celui de la droite. Problème d’habillage  et de « commercialisation » ! Habitué à la télé et à ses pubs le public a besoin d’idées simples et évidentes. Il faut s’interroger sur les raisons qui permettent que le public hésitant n’ait pas tenu Sarkosy pour responsable de l’état actuel de la France. Il y a là une cécité qui dépasse l’entendement. J’avais déjà vécu douloureusement notre incapacité de faire valoir et entendre le bilan de Jospin. Même phénomène ça ne passe pas bien. Mais pourquoi donc ?

La rénovation de notre discours devrait à mon avis porter sur quelques thèmes. Là aussi la droite a su trouver les thèmes porteurs.

Le premier concerne tout ce qui tourne autours de l’argent ! Les gens sentent qu’il y a de l’injustice dans les prélèvements qu’ils jugent excessifs. Ils trouvent normal (civique ?) de chanter la Marseillaise tout en planquant leur fric en Suisse. Ils désirent mieux savoir à quoi servent leurs impôts, comment seront financées les politiques sociales, comment
seront redistribués et gérés le budget de l’Etat et celui des Régions. Il faut rendre crédibles, évidents justifiés et simples nos choix sur les prélèvements effectués sur les fortunes, les histoires de bouclier fiscal etc…. Le thème de l’argent est celui que j’ai entendu le plus souvent évoqué comme assesseur et comme délégué dans un local de vote où se sont exprimés 2400 votants (en Suisse).

Le deuxième thème qu’il me paraît urgent de retravailler (non pour en changer le fond mais la forme) est celui des étrangers (l’immigration), de l’insécurité et de l’Islam. On sent trop souvent la gauche gênée aux entournures dans ces domaines. Ce n’est pas normal. Nos positions sont caricaturées parce qu’elles prêtent le flanc à la caricature. Il faut accroître la visibilité de nos choix. Dans ces domaines il faut sortir des bons sentiments, ceux-ci passent mal auprès d’une population qui ne comprend pas certaines tolérances vécues comme des spoliations. Il faut parvenir à dire ce que l’on ferra et ce que l’on ne ferra pas !

Ségolène Royal a apporté un élément nouveau, original et sympathique, c’est le thème de la démocratie participative. Mais ce thème est susceptible de troubler plus d’un, tant il est étranger à la mentalité des français. En Suisse les pratiques de ce type sont claires et se passent sans heurt. Ce qui ne veut pas dire malgré tout sans discussions. Faute d’éclaircir ce concept, il se prêtera à toutes sortes de dérives et prêtera le flanc à des critiques sans fin. Ces attaques seront le plus souvent fondées si les règles du jeu ne sont pas clairement énoncées.

Enfin, l’Europe tient au coeur de beaucoup de français. Il nous faut sortir de ce qu’a pu être la division entre les partisans du oui et du non en ce qui concerne la Constitution. Là aussi des rancoeurs se sont accumulées qui ont donné lieu à des non-dits dont il nous faut sortir. Nous voulons tous  une Europe plus sociale, il faut énoncer les quatre ou cinq mesures sur
lesquels nous allons nous battre et obtenir le soutien de nos amis au Parlement de Strasbourg, mais peut être qu’avant cela nous pouvons nous mettre d’accord sur un mode de fonctionnement de l’institution. A ce niveau là j’avoues que le mini traité dont parle Sarkozy me paraît une bonne chose. Par contre il doit être entériné par un referendum (qui n’aura pas lieu). Il faudra éviter que nous nous déchirions à nouveau à ce sujet. Ni l’Europe, ni le PS, ni la France, ni le peuple n’ont gagné quoique ce soit à nos déchirements passés.

A présent que la campagne est terminée, je souhaite que Ségolène Royale se plie à la démocratie interne du parti. J’ai apprécié l’exotisme qu’elle a introduit dans la campagne, mais il faut aussi reconnaître qu’une certaine absence de concertation laisse la place à des initiatives malheureuses. De même la convivialité est sympathique, elle ne saurait tenir lieu de politique. En définitive, si Ségolène Royale est plaisante à voir, je n’ai pas l’impression de la connaître… Alors que Sarkozy !  Le mystère est tout à la fois un outil de séduction et de pouvoir, cependant je préfère que nous laissions ces outils à la droite.

Philippe Poussière, militant de la section PS de Genève.

[edit] : Vous pouvez télécharger ci dessous les résultats du 2nd tour des élections présidentielles pour le consulat Général de France à Genève.

Résultat du 2nd tour des présidentielles (cliquez droit puis « enregistrer la cible sous »)

Réagissons !

8 mai 2007 par Section de Genève

Chers camarades

 Nous venons de tourner une page de l’histoire de la 5ème République, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, car la France ne pouvait continuer d’être « l’élève malade » de l’Europe et la présidence Chirac restera comme l’ère du déclin de la République. Mais je crains hélas que cela risque d’être pour le pire, car nous nous sommes battus tout au long de cette campagne pour une France plus juste et plus dynamique mais que les Français ont finalement opté pour un programme de réformes qui est aux antipodes du nôtre. Sans doute, des erreurs ont été commises tout au long de la campagne mais cette dernière est riche d’enseignements pour notre avenir car la gauche a vocation dans les prochaines à renouer avec la victoire, à la condition de se remettre en question sur son corpus idéologique, de nos partenaires politiques pour l’avenir et ensuite de se doter d’une machine de guerre telle que l’UMP, qui convenons-en, a été particulièrement efficace. La conséquence aujourd’hui, c’est que nous avons affaire à une droite décomplexée au pouvoir, ce qui n’est pas tout à fait la même chose qu’une droite élu sur le thème de la fracture sociale en 1995. Question de rhétorique, vous me direz: sans doute mais pas seulement hélas!!!!

Dès lors, c’est à nous la gauche d’être très vigilant sur les réformes conduites par la droite et nous retrouver sur un nouveau projet, fruit des nouvelles idées qui mûriront dans nos esprits et convaincre, toujours convaincre du bien-fondé de notre démarche au service d’une France plus juste et plus dynamique. Les législatives seront notre prochain combat, à la condition d’y aller tous ensemble et non de manière dispersée. La guerre des chefs ne doit pas recommencer à nouveau. Qu’il y ait débat sur les orientations futures est non seulement souhaitable mais également sain pour la démocratie au sein du PS mais cela ne doit en aucun cas se transformer en un pugilat. Les lendemains des primaires ont laissé des traces et ont alimenté la méfiance entre tous les prétendants. Ce qui en a suivi a pu être ressenti par les Français comme une opération de lutte intestine larvée entre les prétendants. Les responsabilités sont multiples. Dépassons tout cela et rassemblons-nous.

Aujourd’hui, il me semble naturel que Ségolène Royal devienne la chef de l’opposition et qu’elle doit jouer un rôle de premier plan dans la bataille législative mais dans le cadre de notre Parti: cette fois-ci, Solférino doit pleinement jouer son rôle d’état-major et non être relégué au second plan. Je retiens une chose de cette campagne. Ségolène Royal incarne le cap vers la social-démocratie au même titre que DSK, parfaitement traduit avec sa démarche vers le centre tout au long du second tour ainsi que dans son discours du 24 février 2007, loin du maximalisme idéologique coupé des réalités économiques qui a pu être attribué, parfois à tort parfois à juste titre au Parti Socialiste français. Ainsi, « La gauche du XXIe siècle, le camp du progrès, le nouveau modèle, une nouvelle façon, à partir des valeurs de gauche adaptées pour accompagner ces mutations pour apaiser les inquiétudes. La gauche nouvelle et efficace n’oublie rien, ni les luttes ouvrières ni les conquêtes sociales ». Elle ne renonce pas à l’espérance du progrès social, à l’égalité réelle, elle n’en rabat pas sur la laïcité et les services publics mais a les yeux ouverts sur la réalité » et « ne confond pas la conviction avec le sectarisme ». Notre principale tâche sera de convaincre sans cesse les Français, et notamment les plus vulnérables de notre projet de société d’une France rassemblée et non d’une France cassée.

Badr Zerhdoud,
Secrétaire de la section PS de Genève.

Soirée électorale

4 mai 2007 par Section de Genève


Segolene Royal – Message 2eme Tour
Vidéo envoyée par da93

Chers camarades, chers amis,

Dimanche 6 mai est la date butoir: à cet instant, nous saurons au terme d’une campagne particulièrement dynamique, parfois brutale, qui sera le prochain Chef de l’Etat. Jusqu’à la dernière minute, continuons à nous battre pour la victoire de Ségolène Royal qui défend les valeurs de progrès et de justice sociale face au candidat des grands intérêts médiatico financiers et d’une France « divisée ».

Pour célébrer dignement ce moment, je vous propose de nous retrouver comme pour le premier tour au bar le calamar (bd carl vogt, prés d’unimail)dès 19h30, et d’escompter un scénario du type 10 mai 1981. Puisque l’héritage de Mai 68 est vilipendé par le candidat de la droite,je fais mien ce slogan de cette époque: « Soyons réalistes:demandons l’impossible ».

Badr Zerhdoud
Secrétaire de la section PS-FFE de Genève

Communiqué de l’ADFE

3 mai 2007 par Section de Genève

La section Genève vous diffuse un communiqué de l’ADFE en vue du deuxième tour. 

COMMUNIQUÉ

L’Association Démocratique des Français à l’Étranger – Français du Monde appelle les
940.000 électeurs vivant hors de France à voter et à faire voter pour Ségolène Royal.

Les projets de Nicolas Sarkozy se révèlent de plus en plus inspirés par les thèses de l’extrême droite. Ils vont créer une fracture au sein des communautés françaises à l’étranger et menacent la qualité des relations de la France avec beaucoup de leurs pays d’accueil. L’ADFE-Français du Monde refuse l’amalgame qui a été fait entre les quelques Français expatriés pour des raisons fiscales et la grande masse des Français établis hors de France. Elle juge contre-productifs les appels au retour en France des Français expatriés, alors que leur présence au-delà de nos frontières est évidemment un atout pour notre pays. Elle redoute la dégradation des services publics à l’étranger et estime démagogique la promesse de gratuité de l’enseignement français à l’étranger, faite en fin de campagne, après l’avoir promise pour les seules classes de lycée.

L’ADFE-Français du Monde relève en revanche la convergence du programme de Ségolène Royal avec ses propres priorités en matière d’éducation, de protection sociale et d’encouragement à l’entreprise. Elle y relève l’engagement de rapprocher les Français dans la conscience de leur diversité, de relancer notre coopération culturelle et notre aide au développement, et d’ouvrir la France sur l’Europe et sur le monde. Les Français de l’étranger veulent être reconnus comme des Français à part entière. Ils veulent aussi être bien accueillis et intégrés dans les pays où ils ont choisi de s’installer.

Seul le programme de Ségolène Royal apporte des réponses à ces attentes. Le choix en sa faveur doit donc se faire sans hésiter.

Paris, le 2 mai 2007